Le Yuba Kombi EP5 marque le grand retour d’un classique. Yuba, c’est l’un des pionniers du vélo cargo familial : la marque, née en Californie et aujourd’hui installée en France, conçoit des longtails (ces vélos cargo allongés qui transportent enfants et courses sur un grand porte-bagages arrière) depuis 2006. Autant dire qu’ils ont une sacrée longueur d’avance sur le sujet. Le Kombi, lui, faisait un peu partie des meubles : toujours pratique, mais on avait fini par le regarder comme un bon vieux pull, un peu passé de mode.
Et puis Yuba a sorti cette nouvelle version : le Kombi EP5. Et on a eu la chance de le tester en exclusivité pendant trois semaines, bien avant sa sortie officielle. Spoiler : ce n’est pas un simple coup de peinture. Nouveau moteur, nouveaux freins, nouvelle transmission, nouveau design intégral. On a roulé avec au quotidien, chargé d’enfants, en conditions réelles. Voici notre test complet, avec ses vraies qualités et ses quelques réserves.
L’essentiel en 30 secondes
- Notre avis : un très bon midtail, parmi les plus longs de sa catégorie, agréable à conduire et bien né, dans la lignée du savoir-faire Yuba.
- Prix : 3 299 € (vélo seul), 3 599 € en Family Edition. Et 50 € offerts avec notre lien (voir plus bas).
- Autonomie : environ 40 à 50 km en usage normal chargé. Correct, sans plus.
- On adore : le silence du moteur, les freins Magura, la béquille ultra stable, l’écosystème d’accessoires, la réparabilité.
- À savoir : confort ferme (ça tape un peu sur les mauvaises chaussées) et un indicateur d’autonomie peu fiable.
Sommaire
- Un Kombi méconnaissable : la refonte du design
- Midtail ou longtail ? Où situer le Kombi EP5
- Le moteur Shimano EP5 : réactif et silencieux, mais gourmand
- Autonomie et batterie : le vrai point de vigilance
- Sur la route : conduite, confort et position
- Freins Magura et transmission Shimano ESSA
- Avec des enfants au quotidien
- L’écosystème d’accessoires Yuba
- Réparabilité, garantie et SAV
- Prix et concurrence
- Notre verdict
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Un Kombi méconnaissable : la refonte du design
Première chose qui saute aux yeux : le Kombi a pris un sacré coup de jeune. L’ancienne version traînait une image un peu vieillotte, avec ses accessoires gris et ses touches de bois qui ne vieillissaient pas très bien. Tout ça, c’est terminé. La nouvelle mouture mise sur de l’aluminium noir mat pour les repose-pieds et les accessoires, une béquille centrale noire bien plus élégante, et des câbles intégrés directement dans le cadre. Aucune soudure ou presque, une ligne épurée : un vélo qui en jette vraiment.
Côté couleurs, Yuba propose deux teintes au caractère affirmé : un vert tendre (baptisé Menta) et un violet (Mirtillo). On a testé le vert, qui est franchement réussi. Le violet a l’air encore plus sympa en vrai. Les goûts et les couleurs, ça reste personnel, mais une chose est sûre : on est passé d’un vélo qu’on remarquait à peine à un vélo qu’on regarde. Et pour un objet qu’on utilise tous les jours, ça compte.

Midtail ou longtail ? Où situer le Kombi EP5
Petit point de vocabulaire, parce qu’il a son importance. On entend beaucoup parler de « midtail » en ce moment : ce format de cargo raccourci, à mi-chemin entre le vélo de ville et le grand longtail familial. Or Yuba fabrique ce genre de vélos compacts depuis des années. Voir le midtail devenir tendance aujourd’hui, alors que le pionnier du longtail proposait déjà ce compromis, ça ne manque pas de sel.
Alors, le Kombi EP5, c’est quoi exactement ? Regardons les chiffres. Le vélo mesure 1,90 m de long et transporte deux enfants. Si on applique notre grille de lecture, le verdict est net : c’est un midtail, mais l’un des plus longs de la catégorie (1,90 m). Son porte-bagages de 70 cm le pousse même vers la frontière du longtail, mais par sa longueur et sa vocation deux enfants, on reste sur un midtail généreux. Concrètement, vous transportez deux enfants confortablement, sans avoir un vélo aussi encombrant qu’un grand longtail à trois enfants. Joli clin d’œil de l’histoire, d’ailleurs : c’est le pionnier du longtail qui revient aujourd’hui sur le terrain du midtail.
💡 Shortail, midtail, longtail : c’est quoi la différence ? Il n’existe aucune norme officielle, ces termes viennent surtout de l’usage des fabricants. En pratique, on retient ces repères : un shortail mesure 1,60 à 1,75 m, un midtail 1,75 à 1,90 m (porte-bagages d’environ 60 cm, un à deux enfants), un longtail dépasse les 2 m (porte-bagages de 70 à 80 cm, deux à trois enfants). Pour tout comprendre, on vous explique tout dans notre guide longtail, midtail, shortail : quelles différences ?, et on compare les modèles dans notre comparatif des meilleurs vélos midtail électriques.
Bon point qui découle de ce format : sans les Monkey Bars (les arceaux de maintien pour les enfants), le Kombi se transforme en vélo de ville tout à fait agréable, vif et roulant. Avec ses roues de 24 pouces, il reste maniable et facile à enjamber grâce à un cadre bas. Un vrai vélo à tout faire.

Le moteur Shimano EP5 : réactif et silencieux, mais gourmand
Le Kombi EP5 est équipé d’un moteur pédalier Shimano DU-EP500, qui délivre 60 Nm de couple (la force de poussée du moteur). On avait quelques craintes au départ. On avait déjà roulé sur un Shimano EP8 de cargo, costaud, avec ses 85 Nm de couple. Ici, l’EP5 plafonne à 60 Nm : forcément, sur le papier, ça nous a fait tiquer. Bonne surprise : sur la route, la première impression est très positive. Le moteur est réactif, il accompagne vite et bien dès qu’on pousse sur les pédales, et il monte en assistance de façon fluide quand on appuie plus fort. Sur une côte avec les deux enfants à l’arrière, aucun souci de couple : on n’a quasiment jamais eu besoin de passer au niveau d’assistance maximal.
Son plus gros atout, c’est le silence. Ce moteur est vraiment très, très discret. Aucun bourdonnement parasite, juste vous et la route. Sur un vélo familial qu’on utilise tous les matins, c’est un confort qu’on sous-estime souvent. Et comme tout vélo à assistance électrique, l’aide se coupe à 25 km/h : on reste sur un VAE classique, pas sur un speed bike.
Une précision honnête, cependant : l’EP5 (DU-EP500) est le moteur d’entrée de gamme de la famille Shimano, en dessous des EP6 (85 Nm) et EP8. Mais entrée de gamme ne veut pas dire au rabais : comme chez Bosch avec ses moteurs moins musclés, c’est un compromis assumé. On perd un peu en couple, mais on gagne en légèreté, en compacité et en silence. Yuba ne s’en cache pas et parle d’un moteur « juste assez puissant ». Pour un usage urbain et familial régulier, c’est globalement vrai. En revanche, en cas de chargement vraiment lourd combiné à de fortes montées, ces 60 Nm montreront leurs limites : il faudra mettre un peu du sien sur les pédales. Autre contrepartie de ce choix, qu’on aborde tout de suite : la gourmandise, et donc une autonomie qui n’a rien d’extraordinaire. Si le sujet des moteurs vous intéresse, on l’explique en détail dans notre guide comment choisir le bon moteur de vélo électrique.

Autonomie et batterie : le vrai point de vigilance
Voilà LE point sur lequel il faut être transparent. Le Yuba Kombi EP5 embarque une batterie Shimano de 504 Wh, fixée sur le cadre et amovible : on la déclipse en quelques secondes pour la recharger où l’on veut, bien pratique quand on n’a pas de prise au local à vélos. Sur le papier, c’est une capacité correcte. En usage normal chargé (niveau d’assistance 2, avec les enfants le matin et les trajets du quotidien), comptez environ 40 à 50 km d’autonomie. C’est suffisant pour la plupart des familles, mais ça ne fait pas du Kombi un champion de la distance.
Le souci n’est pas tant la capacité de la batterie que l’efficience du moteur : quand on roule très chargé, le Shimano consomme énormément. L’écran (un Shimano SC-EN500) est d’ailleurs minimaliste : on y lit le strict essentiel (vitesse, niveau d’assistance, autonomie estimée), mais pas grand-chose de plus, pas même l’heure. Le vélo n’est pas non plus compatible Bluetooth : on est clairement sur un système simple, un peu limité face à un Bosch et son application connectée. Honnêtement, ce n’est pas un gros défaut pour un usage familial du quotidien, ni pour celles et ceux qui recherchent justement un vélo low-tech, sans appli ni connexion (et ils sont nombreux). Mais ça pose le décor. Et il y a surtout un vrai défaut à signaler : l’estimation d’autonomie affichée n’est pas fiable. Elle a tendance à largement surestimer la distance restante, puis à fondre d’un coup dès qu’on charge le vélo. Concrètement, on peut voir l’autonomie chuter beaucoup plus vite que les kilomètres réellement parcourus. Le réflexe à prendre : ne pas se fier aveuglément au chiffre affiché, et recharger régulièrement plutôt que de jouer avec le feu.

Dernier point sur l’assistance : le niveau 1 ne suffit pas vraiment à offrir une aide fluide. On sent le poids du vélo, il faut vraiment pédaler. Réservez-le aux trajets à vide ou si vous avez envie de vous faire les cuisses. Pour le quotidien chargé, le niveau 2 est le bon compromis. À noter aussi, un petit détail agaçant à l’usage : à l’allumage, le moteur ne se souvient pas du niveau d’assistance précédent et redémarre toujours sur 0. Trois fois rien, mais on y pense à chaque fois.
Sur la route : conduite, confort et position
Le Yuba Kombi EP5 est construit autour d’un cadre en acier chromoly. C’est un choix qu’on aime bien : l’acier est résistant, encaisse une partie des chocs, et permet de se passer de suspensions (qui ajouteraient du poids et de l’entretien). Combiné aux gros pneus de 24 pouces, ça donne un vélo plus confortable qu’un cadre aluminium, tout en gardant un poids contenu de 30 kg pour la catégorie.
Un mot quand même sur ce poids : 30 kg, c’est raisonnable pour un cargo, mais ça reste lourd à porter dans un escalier. Et contrairement à certains modèles de la gamme Yuba, le Kombi ne se range pas à la verticale. Si vous habitez en appartement sans local au rez-de-chaussée, mieux vaut en tenir compte avant d’acheter.
Soyons clairs : sans suspension, ça reste un vélo ferme. Sur les pavés, les trottoirs et les mauvaises chaussées, ça tape pas mal. Vous pouvez gagner un peu de souplesse en vous rapprochant du bas de la plage de pression recommandée pour les pneus (sans jamais descendre en dessous), mais ne vous attendez pas au moelleux d’un vélo suspendu. Si le grand confort est votre priorité absolue, ce n’est pas le bon vélo.
Un mot sur la position de conduite, parce qu’on a appris quelque chose à l’usage. La potence est réglable en inclinaison : on ne peut pas la faire monter en télescope, mais en jouant sur l’angle, on gagne plusieurs centimètres et on ajuste vraiment sa position. Ce test a été mené à quatre jambes, par deux profils différents. Au début, Madame, habituée aux positions bien droites, trouvait la position un peu trop vers l’avant ; en réglant la potence comme il faut (ce qu’on n’avait pas exploité à fond au départ), tout est rentré dans l’ordre, et la position est devenue agréable pour elle comme pour moi. La morale : prenez le temps de bien régler cette potence, c’est elle qui fait la différence.
Côté réglages, pas de système rapide (la tige de selle n’est pas télescopique), ce qui est logique dans cette gamme de prix. Un point important sur la taille, justement : Yuba annonce une compatibilité de 1,50 m à 1,95 m, mais c’est l’amplitude théorique. La tige de selle d’origine est très longue pour couvrir toute la plage : telle quelle, elle convient à partir d’environ 1,65 m. En dessous, il faut demander à son vélociste de la raccourcir, une opération très classique. Et un même vélo ne conviendra pas à la fois à quelqu’un d’1,50 m et à quelqu’un d’1,95 m : rien d’anormal, juste un réglage à anticiper selon qui va rouler.
Freins Magura et transmission Shimano ESSA
Gros progrès du côté du freinage. Le Kombi EP5 passe sur des freins hydrauliques Magura (modèle Thirty 2), avec quatre pistons à l’avant et deux à l’arrière, et des disques de 180 mm. Pour un vélo chargé d’enfants, c’est exactement ce qu’on veut : un freinage puissant, mordant et rassurant. Le grip est excellent, et c’est un vrai cran au-dessus de l’ancienne version. Rouler avec des freins de cette qualité sur un cargo familial, c’est un plaisir et surtout une sécurité.

La transmission, elle, repose sur un dérailleur Shimano ESSA, la nouvelle gamme accessible de la marque. On a 8 vitesses, soit une de moins que sur l’ancien Kombi, mais avec une plage très étendue : en clair, vous gardez de quoi grimper les côtes comme rouler vite, sans jamais manquer de braquet au quotidien. Soyons honnêtes : ce n’est pas du haut de gamme, mais ce n’est pas non plus un dérailleur premier prix. Surtout, ses composants restent standards et peu coûteux à remplacer, un vrai atout sur un cargo qui va avaler des milliers de kilomètres. Il fait parfaitement le travail, reste précis et bien réglé même après une centaine de kilomètres. Seul bémol, à garder en tête : on le trouve un peu dur, on a l’impression de forcer légèrement à chaque changement de vitesse. Rien de rédhibitoire, mais c’est le genre de détail qui rappelle le positionnement gamme du composant.
Avec des enfants au quotidien
C’est quand même la vocation première de ce vélo. On a embarqué nos passagers de 4 et 7 ans, et le bilan est bon, avec quelques nuances. À deux enfants, ça fait tout à fait le job. L’assise est confortable, avec un coussin et un petit dossier pour bien caler les passagers. En revanche, l’arrière est relativement étroit : à trois enfants, ce serait vraiment serré. Le Kombi EP5 est un vélo à deux enfants, pas plus.
Petite astuce découverte à l’usage : les Monkey Bars (les arceaux de maintien) comportent deux barres latérales qui se retirent très facilement. En enlevant une partie, on libère de l’espace sur les côtés et, surtout, les enfants peuvent monter tout seuls en passant sous l’arceau. Pratique au quotidien. Bon point sécurité également : les roues sont équipées de jupes de protection qui évitent que les petits pieds ne se coincent dans les rayons.
Un petit bémol tout de même sur ces fameux arceaux : sur la Family Edition, ce sont les Monkey Bars de génération précédente qui sont fournies, et non les nouvelles (plus élégantes, et qui s’ouvrent pour laisser passer les enfants plus facilement). Rien de dramatique, et libre à vous de composer votre propre configuration avec les accessoires Yuba, mais c’est un détail qui surprend sur un modèle flambant neuf.
Dernier point pratique, côté sécurité au quotidien : il n’y a pas d’antivol de cadre monté de série, ce qui est un peu dommage sur un vélo familial fait pour les arrêts express (déposer les enfants à l’école, par exemple). La bonne nouvelle, c’est que Yuba a prévu le coup : la fourche dispose des emplacements pour y monter un antivol de cadre Pin Lock en option. À ajouter à votre budget si vous multipliez les petits arrêts.
Et puis il y a la béquille. On insiste, parce qu’elle nous a bluffés. C’est une béquille centrale qui n’est peut-être pas la plus élégante, mais qui est d’une stabilité impressionnante. Nos deux enfants peuvent grimper et bouger sur le vélo à l’arrêt sans que celui-ci ne bronche. Pour charger les enfants en toute sérénité avant de partir, c’est exactement ce qu’on attend d’un bon vélo familial. Restez toujours à proximité par précaution, bien sûr, mais le niveau de stabilité est rassurant.
Dernier point de modularité qu’on adore : on peut retirer entièrement les Monkey Bars en deux secondes et sans outils, grâce à un système de pression bien pensé. Vous déposez les enfants à l’école le matin, vous enlevez les arceaux, et hop, vous voilà avec un vélo prêt à embarquer un adulte ou une grosse charge. Le tout en quelques secondes, sans la moindre contrainte.



L’écosystème d’accessoires Yuba : sans équivalent
S’il y a bien un domaine où Yuba écrase la concurrence, c’est celui des accessoires. La marque revendique plus de 40 add-ons compatibles, et à l’usage, ça change tout : le Kombi n’est pas qu’un vélo, c’est une vraie plateforme modulable qui évolue avec vos besoins. Cerise sur le gâteau, une bonne partie des accessoires sont compatibles entre les différents modèles Yuba, ce qui est malin si vous changez de vélo un jour.
On a notamment essayé le panier avant, et c’est un coup de cœur. Il est gigantesque, très large, et un petit filet intégré empêche les affaires de tomber par les côtés. C’est exactement ce genre de détail simple mais bien pensé qui rend un vélo agréable au quotidien : on y balance tout son barda sans réfléchir.

Yuba propose aussi le Board Mate, pour transporter un surf ou un paddle, qu’on a hâte d’essayer. Autre idée astucieuse : un filet qui se fixe sur les Monkey Bars et transforme le porte-bagages en immense panier. Le matin vous transportez les enfants, et une fois déposés à l’école, vous dépliez le filet pour partir faire un gros plein de courses. Un seul vélo, mille usages.
On a aussi pu tester le tout nouveau Monkey Hitch, et c’est un vrai coup de cœur. Cet accessoire se fixe à l’arrière et embarque deux petits vélos ou draisiennes. L’usage est malin : on file au parc avec les enfants installés à l’arrière et leurs draisiennes accrochées, et une fois sur place, ils s’amusent avec. On peut aussi déposer les enfants à l’école avec leurs vélos, puis ramener les vélos à la maison. Forcément, ça rallonge l’arrière du vélo, un peu comme un porte-vélos de voiture, à une différence près : il se retire en deux secondes grâce à un système de colliers, une fois la pose initiale faite. Il s’installe en deux minutes, et c’est encore un accessoire vraiment bien pensé.




Réparabilité, garantie et SAV : le vélo fait pour durer
C’est un critère qui nous tient à cœur chez Roulez Jeunesse, et le Kombi EP5 coche les bonnes cases. D’abord, la garantie : Yuba propose une garantie étendue sur le cadre, poussée jusqu’à 15 ans en cadeau de bienvenue (la partie électrique, moteur et batterie, est elle couverte 2 ans, comme l’usage dans le secteur). Difficile de faire un signal plus clair sur la confiance que la marque place dans sa construction.
Côté sécurité, le Kombi EP5 est certifié selon la norme européenne EN 17860, la norme dédiée spécifiquement aux vélos cargo. Et ce n’est pas un détail : cette norme impose des tests d’endurance bien plus sévères que pour un vélo électrique classique (environ deux fois plus de cycles de test). C’est une vraie garantie de robustesse sur un vélo conçu pour transporter du poids au quotidien. Pour aller plus loin sur le sujet, on a décrypté toute la réglementation dans notre article sur le statut EPAC des vélos cargo en Europe.
Ensuite, le réseau. Contrairement à certaines marques qui ne vendent qu’en ligne, Yuba est très bien implanté en France, avec de nombreux revendeurs. En clair, vous trouverez facilement où faire entretenir ou réparer votre vélo, ce qui est un vrai gage de tranquillité sur un achat à plus de 3 000 €.
Enfin, et c’est le plus important : le Kombi EP5 est un vélo réparable et durable. Les composants sont de qualité et surtout standards, que ce soit le moteur Shimano, les freins Magura ou la transmission. Pas de pièces exotiques impossibles à trouver, pas de système propriétaire qui vous enferme. Un pépin mécanique ne signera pas la mort du vélo : on est à l’opposé du vélo jetable. Et bien sûr, les réparateurs du réseau Roulez Jeunesse peuvent intervenir dessus sans difficulté.
Prix et concurrence : face au Jean Fourche, au Gaya et au Decathlon
Parlons argent. Le Kombi EP5 est affiché à 3 299 € (vélo seul) et 3 599 € en Family Edition. C’est plus cher que l’ancienne version, mais c’est parfaitement logique au vu de tout ce qui a changé : nouveau moteur, freins Magura, design revu. À ce prix, on trouve le rapport qualité-prix très cohérent.
Côté positionnement, le Kombi EP5 vise plus haut que les cargos d’entrée de gamme (le Decathlon E-Three 500 ou les Nakamura d’Intersport), sans pour autant jouer dans la cour des cargos premium à 5 000 €. Ses concurrents directs, on les trouve autour de son tarif : le Jean Fourche Jean II (le compact français qu’on a testé), le Gaya L’Incroyable (autour de 3 400 €, qu’on a aussi mis à l’épreuve sur 150 km en famille), et le Decathlon E-Three 900 (3 199 €). Face à un Gaya, par exemple, le tarif du Yuba est tout à fait cohérent. Et si vous lorgnez plutôt vers un vrai longtail de la marque, jetez un œil à notre test du Yuba Spicy Curry, le grand frère plus capacitaire.
Notre verdict : faut-il craquer pour le Yuba Kombi EP5 ?
On ne va pas tourner autour du pot : c’est un très bon vélo, et on a été assez impressionné. Il est agréable à conduire, joliment dessiné, bien équipé (freins, béquille, accessoires) et pensé pour durer. Surtout, c’est un vélo terriblement simple et classique, sans esbroufe : pas de gadget inutile, juste des composants solides, un positionnement prix malin et une vraie réparabilité. Soyons honnêtes, ce n’est pas le meilleur cargo du marché, et il ne cherche pas à l’être. Mais pour une famille qui veut un vélo fiable et durable sans se ruiner, il coche énormément de cases.
Le Kombi EP5 est fait pour vous si vous cherchez un cargo familial mécanique et durable, signé d’une marque reconnue, avec un gros appétit d’accessoires et l’envie de rouler l’esprit tranquille grâce à des composants standards et un vrai savoir-faire.
Passez votre chemin, en revanche, si vous avalez beaucoup de kilomètres et avez besoin d’une grosse autonomie, ou si le confort est votre priorité : sans suspension, le vélo reste ferme et transmet les irrégularités de la route, même avec des pneus un peu dégonflés.
Nos seules vraies réserves tiennent en deux points : un confort ferme (sans suspension, ça secoue sur les mauvaises routes) et un indicateur d’autonomie peu fiable. Si le côté ferme vous rebute, une tige de selle suspendue fait des merveilles, un petit budget en plus que les réparateurs du réseau Roulez Jeunesse savent installer. Pour le reste, le Kombi EP5 est un compagnon du quotidien solide et attachant.
Fiche technique du Yuba Kombi EP5
| Moteur | Shimano DU-EP500, 250 W, 60 Nm |
| Batterie | Shimano BT-EN605, 504 Wh, fixée sur le cadre, amovible |
| Écran | Shimano SC-EN500 |
| Cadre / fourche | Acier chromoly, fourche rigide chromoly |
| Freins | Magura Thirty 2 hydrauliques (4 pistons avant / 2 arrière), disques 180 mm |
| Transmission | Shimano ESSA 8 vitesses, cassette 11-45 dents |
| Roues / pneus | 24 pouces, Kenda Kwick Drumlin 24 x 2,4 |
| Poids | 30 kg |
| Charge utile max | 200 kg (cycliste 110 kg max + chargement) |
| Longueur / empattement | 1,90 m / 1 245 mm |
| Taille du cycliste | 1,50 m à 1,95 m (taille unique) |
| Équipement inclus | Éclairage, sonnette, garde-boue alu, béquille centrale |
| Certification | EN 17860 (norme vélos cargo) |
| Garantie | Cadre : jusqu’à 15 ans (cadeau de bienvenue) · Partie électrique : 2 ans |
| Couleurs | Vert (Menta), Violet (Mirtillo) |
| Prix | 3 299 € (vélo seul) / 3 599 € (Family Edition) |
Questions fréquentes sur le Yuba Kombi EP5
Quelle est l’autonomie du Yuba Kombi EP5 ?
Comptez environ 40 à 50 km en usage normal chargé, en assistance niveau 2. La batterie fait 504 Wh. Attention, l’indicateur d’autonomie à l’écran a tendance à surestimer la distance restante : mieux vaut recharger régulièrement.
Le Kombi EP5 est-il un midtail ou un longtail ?
C’est un midtail, mais l’un des plus longs de la catégorie : il mesure 1,90 m (la limite haute du midtail selon notre grille) et transporte deux enfants. Son porte-bagages de 70 cm le rapproche du longtail, mais par sa longueur et sa vocation, il reste un midtail généreux et peu encombrant.
Combien d’enfants peut-on transporter sur le Kombi EP5 ?
Deux enfants, confortablement. L’arrière est un peu étroit pour trois. La charge utile totale est de 200 kg (vélo, cycliste et passagers compris).
Le Yuba Kombi EP5 est-il facile à réparer ?
Oui. Il utilise des composants standards (moteur Shimano, freins Magura), faciles à trouver et à entretenir, et il est certifié selon la norme cargo EN 17860. Yuba dispose d’un large réseau de revendeurs en France, et les réparateurs du réseau Roulez Jeunesse peuvent intervenir dessus.
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